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entretien-piscine 9 min de lecture

Chlore choc : remettre une piscine claire en 24–48 h — guide pratique

Traitement choc au chlore : quel produit choisir, dosages précis, sécurité et planning pour rattraper une eau verte. Conseils pratiques, marques et coûts.

Par Piscinezen ·
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Chlore choc : remettre une piscine claire en 24–48 h — guide pratique

Un voisin à Marseille m’a appelé le 5 juillet 2024 : sa piscine de 40 m³ était devenue verte après une nuit d’orage et 24 heures plus tard tout était redevenu normal. La méthode ? Un choc au chlore bien dosé, filtration 48 heures, et une petite routine de contrôle du pH. Ce récit résume ce que je recommande aux propriétaires qui veulent retrouver une eau saine sans vidanger.

💡 Conseil : pour une piscine jusqu’à 50 m³, prévoyez 200 g d’hypochlorite de calcium (granulés) pour 10 m³ si l’eau est verte ; ajustez la quantité après mesure du chlore libre.

Comment un traitement choc a redonné une eau claire en 36 heures (anecdote, 36 h, 40 m³)

Une intervention sur place illustre l’efficacité : état initial — eau verte, taux de chlore libre indétectable, pH 7,8 ; action — 800 g d’hypochlorite de calcium répartis en 4 zones autour du bassin de 40 m³, filtration en marche 48 heures, brossage manuel des parois ; résultat — eau claire au bout de 36 heures, chlore libre stabilisé à 1,2 mg/L le troisième jour.

Mon opinion : privilégiez l’hypochlorite de calcium (marques courantes HTH, Bayrol, Zodiac) pour les rattrapages rapides. Les pastilles stabilisées (dichloro) servent pour l’entretien, pas pour un choc massif. En plus, acheter des seaux de 2–5 kg revient moins cher : comptez 8–12 €/kg pour l’hypochlorite de calcium en 2025 en grande distribution spécialisée.

Ce que j’ai fait différemment cette fois : vérifier le pH avant d’ajouter le produit. Le pH était à 7,8 ; j’ai d’abord corrigé à 7,2 avec 250 mL d’acide chlorhydrique dilué, puis appliqué le choc. Résultat : désinfection plus rapide et moins de surconsommation de chlore.

3 types de chlore choc et tarifs (3 options, prix en € par kg ou seau)

  1. Hypochlorite de calcium — chlore non stabilisé
  • Dosage indicatif : 200 g/10 m³ pour un choc courant, jusqu’à 400 g/10 m³ si algues filamenteuses.
  • Prix moyen : 8–12 €/kg (seaux 2–5 kg).
  • Avantage : action rapide, pas de stabilisant (pas d’accumulation d’acide isocyanurique).
  • Inconvénient : corrosif, il faut protéger les mains et yeux.
  1. Dichloro-isocyanurate de sodium — chlore stabilisé granulé
  • Dosage indicatif : 20 g/m³ pour un traitement choc modéré (pastilles 20 g utiles pour dosage précis).
  • Prix moyen : 10–18 €/kg.
  • Avantage : facile à doser, bonne conservation.
  • Inconvénient : le stabilisant s’accumule et réduit l’efficacité à long terme.
  1. Hypochlorite de lithium ou chlorure liquide (usage professionnel)
  • Dosage indicatif : variable, se conformer aux indications fabricant.
  • Prix moyen : souvent plus cher, réservé aux petites piscines hors-sol de créateurs ou applications pro.
  • Avantage : solution à dissolution rapide.
  • Inconvénient : prix, manipulation délicate.

⚠️ Attention : ne mélangez jamais chlore en poudre avec acide dans un seau — risque d’émanations toxiques. Portez gants nitrile et lunettes certifiées; évitez les vêtements synthétiques.

J’estime que pour une piscine résidentielle de 30–50 m³, prévoir 25–60 € de produit pour un choc moyen est réaliste. Les enseignes spécialisées affichent souvent des promos en avril–mai ; achetez à l’avance si votre bassin est exposé au soleil.

Le traitement choc sans chlore s’impose dans 2 cas (affirmation, 2 situations, 10–25 g/m³)

Parfois le chlore n’est pas la bonne option : propriétaires d’un bassin récent avec revêtement sensible, utilisateurs fréquents qui veulent éviter la forte odeur de chlore, ou piscines traitées au sel rencontrent des limites. Dans ces contextes, le peroxyde ou l’oxygène actif sont utiles.

Cas 1 — choc après usage intensif (événement, 30 personnes) : utilisez un oxydant à base d’oxygène actif (hydrogénopersulfate de potassium). Dosage indicatif : 10–25 g/m³ suivant concentration du produit. Action : élimine les résidus organiques, odeurs et chloramines sans laisser de chlore résiduel.

Cas 2 — revêtement fragile ou spa intégré : pour un spa ou un petit bassin attenant, le peroxyde permet un rattrapage ponctuel sans les effets corrosifs du chlore ; les seaux de 1 kg coûtent en général 25–35 €.

Mon verdict : pour des interventions ponctuelles, le produit oxygène actif est excellent, mais il ne remplace pas un désinfectant rémanent. Après l’oxydation, il faut souvent remettre un traitement de fond (chlore lent) pour assurer la protection.

📌 À retenir : l’oxygène actif nettoie vite mais ne protège pas plus de 24–48 heures ; prévoyez un traitement de fond ensuite.

Quand agir et combien : calendrier et dosages jusqu’à 200 g/10 m³ (constat, fréquence 1-3 fois)

Le choc n’est pas un geste courant : je conseille 1 à 3 traitements choc par saison, pas plus. Voici des repères chiffrés :

  • Après hivernage (mars–avril) : 1 choc pré-usage pour rattraper les dépôts, dosage 100–200 g/10 m³ selon turbidité.
  • Après orage ou dépôt massif (feuilles/pollen) : 1 choc immédiat, filtration continue 24–48 heures.
  • Après surfréquentation (plus de 20 baigneurs en 48 h) : 1 choc léger, 20 g/m³ de dichloro ou 200 g/10 m³ d’hypochlorite calcique pour bassins très sales.
  • En prévention d’algues persistantes : traiter le point faible (filtres, skimmers) et réaliser 1 choc localisé au besoin.

Objectifs chiffrés à contrôler après traitement : pH entre 7,0 et 7,4 ; chlore libre cible après 24 h : 1,0–1,5 mg/L avant remise en service pour baignade sécurisée. Mesurez avec photomètre numérique (coût 60–200 €) ou bandelettes (10–15 € pour 50 tests).

Filtration et brossage : laissez la filtration 24–48 h en continu ; nettoyez la cartouche ou retournez et rincez le sable après le traitement, puis backwash 2–3 minutes. Le fait de laisser le filtre sale réduit l’efficacité même si le chlore a été correctement dosé.

Pour les piscines au sel : le chlore choc fonctionne aussi, mais l’électrolyse peut saturer l’eau en dérivés ; privilégiez un choc non stabilisé pour rattraper rapidement.

Liens utiles : pour l’entretien régulier consultez notre dossier sur l’entretien de la piscine (/articles/entretien-piscine/). Si vous gérez un spa ou un jacuzzi attenant, les règles changent — voir notre article sur le spa (/articles/spa-jacuzzi/). Pour la sécurité des baigneurs, lisez les recommandations sur la baignade (/articles/baignade/).

Sécurité, équipement et gestes précis (chiffres et marques)

Équipement indispensable : gants nitrile (3–8 €), lunettes anti-projection (10–25 €), seau dédié (évitez métal), spatule en plastique. Produits à garder à l’abri : stocker les seaux à l’ombre, températures 5–25 °C.

Exemples de marques et prix observés en 2025 : HTH seau 2,5 kg ≈ 30 €; Bayrol bloc dichloro 20 g ≈ 14 €/kg; Zodiac granulés ≈ 9 €/kg. Acheter en magasin spécialisé ou e-commerce certifié permet d’obtenir la fiche technique (FT) et la fiche de données de sécurité (FDS) obligatoires.

Procédure étape par étape (50 m³, algues modérées) : vérifier pH, corriger à 7,2 ; enlever débris ; mettre filtration 1 h avant application ; diluer les granulés dans seau plastique si nécessaire puis répartir autour du bassin ; brosser parois ; maintenir filtration 48 h ; mesurer chlore libre après 24 h. Si après 48 h l’eau reste trouble, ajouter floculant liquide 10–20 mL/10 m³ suivi d’un passage au clarificateur.

⚠️ Attention : ne mélangez pas produits-chlore et dérivés acides ; stockez produits séparés. Les vapeurs sont dangereuses.

Erreurs fréquentes et erreurs à éviter (liste chiffrée)

  1. Omettre de mesurer le pH avant traitement — impact : perte d’efficacité du chlore jusqu’à 50 %.
  2. Ne pas faire fonctionner la filtration 24+ heures — impact : réoxydation et persistance d’algues.
  3. Trop doser “au cas où” — risque : irritation des yeux, corrosivité, perte d’équilibre chimique ; respectez la plage recommandée.

Mon conseil : investissez dans un photomètre basique (127–200 €) si vous traitez souvent; les bandelettes conviennent pour dépistage rapide mais restent moins précises.


FAQ

Q — Quel test utiliser pour vérifier que la piscine est sûre après un choc ?
R — Utilisez un photomètre numérique pour obtenir chlore libre précis en mg/L et pH ; ciblez 1,0–1,5 mg/L de chlore libre et pH 7,0–7,4. Les bandelettes donnent une indication rapide mais restent approximatives ; référez-vous toujours à la fiche produit du chlore pour délais de réentrée.

Q — Combien de temps attendre avant de se baigner après un choc au chlore ?
R — Attendez 24 heures minimum si le chlore libre est redescendu sous 1,5 mg/L; idéalement mesurer et viser <0,3 mg/L pour les enfants ou personnes sensibles. En pratique, un test 24 h après le choc suffit si la filtration a tourné 24–48 h.

Q — Peut-on traiter une piscine au sel avec du chlore choc ?
R — Oui, utilisez plutôt un chlore non stabilisé pour un rattrapage rapide (hypochlorite de calcium) ; réduisez l’utilisation des produits stabilisés afin d’éviter l’accumulation d’acide isocyanurique qui réduit l’efficacité de l’électrolyse.

L'auteur

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Redacteur passionné. Il partage ses connaissances à travers des guides pratiques et des outils gratuits.

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