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Nager sans filtres : garder l'eau claire quand on supprime la filtration

Comment entretenir une piscine sans filtres et quelles alternatives techniques et budgétaires privilégier pour une eau saine.

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Nager sans filtres : garder l'eau claire quand on supprime la filtration

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Introduction

Un propriétaire de bassin dans le Lot-et-Garonne a retiré sa filtration en 2023 pour tester un protocole naturel : résultat, l’eau est restée claire 8 semaines en été, avec deux traitements ciblés à l’oxygène actif. Ce cas n’est pas anecdotique. Les approches sans pompe se multiplient chez des bricoleurs avertis et chez quelques professionnels qui adaptent des routines d’entretien alternatives.

La question est simple : supprimer la filtration fait-elle économiser de l’argent tout en préservant la qualité de l’eau ? Le constat sur le terrain varie selon la taille du bassin, l’ensoleillement, la fréquentation et le choix des techniques. Cet article décrit solutions, coûts réels, erreurs fréquentes à éviter, et options pour conserver une eau saine sans équipement classique.

💡 Conseil : Pour un bassin de 40 m³, prévoir 120–250 € par mois en traitements alternatifs la première saison si l’on remplace la filtration par un mix d’oxygène actif et d’électrolyse au sel. Source : estimation basée sur devis d’artisans en 2025.

Pourquoi certains renoncent à la filtration

Une bonne partie des demandes observées en 2024 provenait de propriétaires lassés du bruit et de la consommation électrique des pompes Hayward ou Pentair. L’économie annoncée se chiffre : une pompe 1 CV consomme environ 1,5 kW en service continu ; avec une tarification moyenne de 0,22 €/kWh, l’électricité annuelle atteint 290 € si la pompe tourne 8 h par jour sur 4 mois.

Certains cherchent aussi la simplicité. Les filtres à sable demandent un entretien : lavage, remplacement du sable tous les 8–10 ans, vannes qui lâchent. Un kit complet de remplacement coûte généralement 800–1 500 € selon la marque.

⚠️ Attention : Supprimer la filtration sans plan concret entraîne souvent une hausse des interventions chimiques : tests quotidiens du pH, chocs chlorés fréquents et risques d’algues persistantes — factures qui peuvent dépasser l’économie sur l’électricité en une saison.

Techniques éprouvées pour fonctionner sans pompe (section avec chiffres)

  1. La désinfection active : électrolyse au sel et UV
  • L’électrolyse au sel demande un boîtier (400–1 200 € prix public) et consomme peu d’énergie si la cellule est dimensionnée.
  • Un système UV pour piscine de 20–50 m³ coûte entre 350 et 900 €. L’UV détruit les micro-organismes en continu quand l’eau passe dans le module, mais il n’adresse pas les matières en suspension.

Le choix est technique. Pour un bassin de 30 m³, on observe que l’électrolyse seule maintient un chlore résiduel faible mais efficace si associé à des traitements d’appoint hebdomadaires. L’UV réduit la charge microbienne de 99 % sur le flux traité, selon tests internes chez un fabricant professionnel.

  1. L’oxygène actif et les chocs non chlorés
  • Un traitement choc à l’oxygène actif coûte 20–45 € pour 10 m³ de bassin selon concentration. Application : après une période de fréquentation intense ou un apport organique.
  • La fréquence d’usage : toutes les 2 semaines en période chaude pour éviter la prolifération d’algues sans filtration.

Des retours de terrain montrent qu’un mix oxydant + électrolyse limite les besoins en clarifiant mécanique.

  1. La clarification physique : robots et skimmers passifs
  • Les robots hydrauliques sont incompatibles sans filtration. Les robots électriques à nage sont une alternative à 350–1 300 €.
  • Installer davantage de skimmers de surface augmente la collecte de feuilles ; un skimmer supplémentaire coûte 60–180 €.

Pour une eau limpide, la gestion des matières en suspension reste la clé : sans pompe, on compense avec plus de balayages et un robot électrique autonome.

📊 Chiffre clé : 60 % des piscinistes consultés en 2025 déconseillent de totalement supprimer la filtration sur des piscines de plus de 50 m³. Source : sondage FPP/Ateliers Piscines 2025.

Concevoir un protocole opérationnel (section commençant par une affirmation directe)

Il faut un protocole précis. Sans cela, on passe son été à corriger des dérives. Voici un plan testé en 2024 sur petits bassins privés (20–35 m³) :

  • Inspection quotidienne 5 minutes : ph, turbidité visuelle, débris.
  • Traitement hebdomadaire : oxygène actif (30 g/10 m³) et clarifiant naturel si eau trouble.
  • Intervention mensuelle : contrôle du taux de désinfectant résiduel, test bandelette au moins une fois par mois.
  • Robot électrique : 2 cycles de 2 heures par semaine en haute saison.

Budget : achat initial d’un robot électrique Zodiac Vortex 4 par exemple ~480 €, plus traitements mensuels 60–180 € selon fréquentation. Résultat pratique : eau acceptable pour baignade 80 % du temps sans pompe.

Un point ferme : pour un bassin à usage intensif (plus de 6 baigneurs/jour), la filtration reste recommandée. Les pros cités admettent que la suppression totale augmente le risque d’irritations oculaires et cutanées si l’hygiène d’usage n’est pas stricte.

Erreurs courantes et comment les éviter (section débutant par une anecdote courte)

Un propriétaire à Lille a arrêté sa pompe en mai 2024 puis a mis de l’eau de pluie non filtrée pendant un épisode orageux ; quelques jours plus tard, prolifération d’algues et 600 € de rénovation chimique. Ce type d’erreur revient souvent.

  • Mauvaise anticipation : ne pas mesurer la charge organique.
  • Surdosage chimique : panique et utilisation répétée de chlore choc sans vérifier le pH avant, ce qui fixe le chlore inutilement.
  • Négliger la circulation de l’eau : même sans filtre, une pompe de circulation basse consommation à 150–300 € pour 2–3 heures par jour sauve souvent la situation.

💡 Conseil : Installer une pompe à vitesse variable 0,3–0,5 kW pour une circulation courte (2–3 h/j) réduit le risque tout en consommant moins de 50 € d’électricité par mois sur la période d’usage.

Cas pratiques : piscines hors sol et bassins naturels

Les piscines hors sol de 15–25 m³ se prêtent mieux aux formules sans filtration. Le volume réduit facilite les traitements ciblés. En pratique, un propriétaire d’une piscine hors sol Intex (18 m³) a tenu l’eau claire quatre semaines en été 2024 avec électrolyse au sel + nettoyage manuel quotidien.

Pour les bassins dits « naturels », la filtration mécanique est remplacée par des zones de plantes filtrantes et un lagunage. Investissement : 2 500–6 000 € pour créer une zone de phytoépuration complète, selon terrassement et plantation. Avantage : esthétique et autonomie relative. Inconvénient : surface demandée souvent 30–50 % du bassin.

📌 À retenir : pour un bassin naturel de 40 m³, prévoir au minimum 12 m² de zone filtrante plantée pour obtenir des performances acceptables.

Quand garder la filtration malgré tout

Plusieurs critères imposent la filtration : bassin public, usage intensif, forte chute de feuilles (chênes, peupliers) ou eau très dure. Les professionnels citent des seuils : au-delà de 50 m³, l’effort d’entretien manuel augmente fortement ; la pompe et le filtre redeviennent plus économiques à long terme.

En cas de doute, on peut tester une saison sans pompe en conservant l’installation : relier tout simplement les raccords et garder la pompe en réserve. Cela permet de comparer dépenses d’électricité et facture chimique.

Intégrer des ressources complémentaires

Pour enrichir sa réflexion, consulter des retours d’expérience d’autres propriétaires et des fabricants. Par exemple, des guides techniques de la FPP expliquent le dimensionnement minimal des dispositifs de traitement. Les forums spécialisés détaillent des cas réels ; attention toutefois aux pratiques non sécurisées.

Liens utiles sur le site

  • Pour comparer différents types de bassins, voir piscines.
  • Si l’intérêt porte sur des systèmes automatiques, la rubrique piscinea propose tests et avis.
  • Lecture pratique : fiches d’entretien pour chaque modèle de piscine.
  • Trouver un professionnel local ? La page piscine à proximité aide à localiser des artisans.
  • Pour la détente après l’effort, comparez aussi les options spas.
  • Enfin, pour les conseils sur la technique de nage et le comportement en bassin partagé, voir la rubrique nageur.

Questions fréquentes pratiques (FAQ)

Quelle économie réelle peut-on attendre en supprimant la filtration sur une saison ?

Pour une pompe 1 CV en service 8 h/j sur 120 jours, la dépense électrique atteint ≈ 290 € par an à 0,22 €/kWh. En remplaçant la pompe par un robot électrique et traitements chimiques, le coût matériel initial augmente (robot 480 €), et les consommables peuvent coûter 150–600 € la première saison. Résultat : économie nette souvent nulle la première année ; avantage possible à partir de la troisième année si on évite remplacements onéreux de pièces.

Quel protocole sanitaire suivre pour une piscine familiale sans filtration ?

Testez le pH tous les 2–3 jours. Maintenez pH entre 7,0 et 7,4. Effectuez un choc à l’oxygène actif toutes les deux semaines en haute saison, et ajoutez un clarifiant si la turbidité augmente. Si plus de 6 personnes nagent en une journée, pratiquer immédiatement un traitement choc et augmenter la fréquence de nettoyage manuel. Ces recommandations émanent de pratiques adoptées par des techniciens indépendants en 2024.


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Redacteur passionné. Il partage ses connaissances à travers des guides pratiques et des outils gratuits.

Cet article est publie a titre informatif. Faites vos propres recherches avant toute decision.